Edmond Vernassa, Lumières, mouvements et contraintes - Galerie Parvillé (Nice)
Exposition du 13 août au 6 septembre 2026
Dans la continuité d’une exposition dans les jardins du Luxembourg dans l’Orangerie



La Galerie 24B accueille l’exposition Lumières, mouvements et contraintes en collaboration avec la Galerie Parvillé qui présente l’œuvre d’Edmond Vernassa (1926–2010), figure de l’École de Nice dont les recherches autour du mouvement, de la lumière et de la perception prennent forme à travers sculptures, mobiles cinétiques et dispositifs optiques.
Edmond VERNASSA (1926-2010), artiste plasticien de l’Ecole de Nice laisse une œuvre, plusieurs fois primée. Son art interpelle car la démarche artistique témoigne de compétences techniques éprouvées de l’artisan qu’il a d’abord été.
Son parcours artistique est évolutif. Au-delà d’une quête esthétique, VERNASSA exprime le déroulement inexorable du temps et en fige des instants particuliers.
Fin des années 40, il reprend le brevet à l’Allemagne d’un matériau qui le fascinera durablement, qu’il observera instinctivement et travaillera en précurseur en France : le plexiglas.
Dans son laboratoire, des artistes tels que KLEIN, ARMAN, CESAR, MIRO, GILLI et CHUBAC viennent apprendre de son expertise autour du nouveau matériau, pour finaliser leurs propres œuvres.
L’art d’Edmond VERNASSA ne symbolise pas et ne conceptualise pas. Il explore le vide et le plein l’espace, le mouvement, la lumière et se découpe en plusieurs périodes :
La lumière et la mobilité (1965-1975) sont étudiées à travers les qualités de trames de plexiglas produisant des images virtuelles colorées, en mouvement et en relief.
Le mouvement dans l’espace (1968-1980) consacre la période cinétique (*) de l’artiste qui utilise spirales et hélices pour obtenir des effets optiques de déplacement.
La suspension du mouvement (1970-1990) :
Les « contraintes » sont des sculptures, fruits d’une expérience sur le comportement de la matière sous haute température et dans la durée. Elles figent dans le refroidissement un « arrêt » dans l’élan du temps, fixent la mutation du vivant à l’inerte, posent le choix artistique de VERNASSA entre le processus physique et l’œuvre.
A notre époque pleine de la charge positive du mot « résilience » (**) … VERNASSA stimule notre perception. Son geste bouscule les molécules dans des chocs énormes … sans rien détériorer du matériau qui résiste et accueille sa forme finale … Les œuvres exposent le « point limite » -et pourtant dépassé- à la rupture du matériau sollicité.
De tels mécanismes et figures complexes sont le produit d’une démarche artistique sincère et rigoureuse, qui produit sans jamais reproduire. VERNASSA crée sans aucun titre scientifique universitaire et ses œuvres sont saluées par physiciens et mathématiciens.
L’art de VERNASSA apparait d’une étonnante vivacité et soutient les attentes d’un public contemporain avide d’expérience visuelle. Il est fort de ressorts réfléchis, en ce qu’il offre une bascule de perception entre la matière (la sculpture, l’image) et le mouvement (la lumière, l’énergie cinétique).
Lan Pham (Galerie Parvillé)
(*) Résilience (scientifique) : capacité d’un système à faire face aux chocs, à s’adapter et se réorganiser pour continuer à fonctionner, voire d’en sortir renforcé.
(**) Art cinétique (dès les années 40-50) : le spectateur est sollicité dans sa perception de l’œuvre illustrant les mécanismes de la vision via des créations picturale et plastique ouvrant un mouvement dynamique, des phénomènes optiques et un jeu de lumière.
Voir le film de l’exposition à la Galerie 24b
Voir le film de l’exposition à l’Orangerie du Sénat:
